ORDRE DES AVOCATS
AU BARREAU DE NICE

Place du Palais
Palais de Justice
06300 NICE
Tél.: 04 93 85 12 03
Fax : 04 93 92 34 56
Courriel : info@barreaudenice.com

Rédacteur
: Jean-Jacques Ninon


Le Barreau



 

 

 

 

 


 

 

 

 

 




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LA CONFERENCE DU JEUNE BARREAU

LA CONFERENCE DU JEUNE BARREAU, ANCETRE DE L’AIDE JURIDICTIONNELLE (1)


L’origine de la Conférence est charitable, car elle se situe à une époque où la religion régissait la vie politique et sociale.

La Conférence des Avocats


Elle remonte à la fin du XVIIe siècle, où elle se nommait Conférence des Avocats. Celle-ci avait alors un double objectif :
- d’une part, régler les problèmes de discipline survenus au sein de la Confrérie des Avocats, comme elle s’appelait alors ;
- d’autre part, fournir des consultations gratuites aux déshérités.
Depuis longtemps, cette aide était dispensée publiquement dans la Grand’Salle du Palais de Justice de Paris, autour d’un pilier dit le pilier des consultations. Ces dernières étaient prodiguées par les anciens avocats et les députés des colonnes.

En 1710, Monsieur de Riparfonds, qui était le président du Parlement, prit l’habitude de réunir les avocats ayant au moins dix ans d’ancienneté, pour débattre d’une question dont le choix était laissé à l’appréciation du Bâtonnier. Riparfonds avait instauré un rituel : il commençait immanquablement son interrogatoire par l’avocat le plus jeune pour finir par le doyen, donc le plus expérimenté.

Plus tard, en 1775, fut instaurée la coutume de confier à un stagiaire, au talent prometteur, le soin de prononcer un éloge du barreau ou de la magistrature.

La Conférence du Stage

En 1810, survint une réforme importante pour la profession d’avocat : le pouvoir de surveillance de ceux-ci fut dévolu au seul Conseil de discipline (précurseur des Conseils de l’Ordre). Dès lors, la Conférence des Avocats fut dépossédée de son pouvoir disciplinaire. Désormais, elle ne délivrerait plus que des consultations aux déshérités. Elle ne rassemblait plus que les apprentis avocats, auxquels il était permis de s’entraîner sur les problèmes posés par les personnes démunies (les « pauvres hères »). C’est ainsi que la Conférence des Avocats prit le nom de « Conférence du Stage » avec comme but de former le Barreau tant sur le plan juridique que moral. C’est ainsi que, en 1815, l’avocat Taillandier s’adressa en ces termes aux stagiaires :

« Le premier objet de nos assemblées doit être la distribution des consultations à donner aux indigents. La première idée qui occupe, en entrant dans la carrière que vous allez parcourir, est une idée pieuse et charitable ; un usage aussi ancien que l’ordre a voulu que le lieu de réunion des avocats fût toujours ouvert à ceux que le sort aurait privé des avantages de la fortune ».

Lorsqu’une consultation était réclamée par un pauvre, un stagiaire la traitait devant ses condisciples réunis sous la présidence du Bâtonnier, entouré de six anciens et de dix jeunes confrères, les Secrétaires de la Conférence. Le Bâtonnier les choisissait parmi les stagiaires les plus méritants.

A partir de 1831, le Conseil de discipline choisit tous les ans, deux d’entre eux, afin de déclamer un discours de la Conférence du Stage.

Dès lors, les consultations gratuites furent reléguées au second plan, au profit de l’art oratoire. Le rôle de la Conférence de charité devait d’ailleurs disparaître, lorsque la loi du 22 janvier 1851 créa l’Assistance Judiciaire.

Le 3 décembre 1860, lors de l’ouverture de la Conférence des avocats, Jules Favre définissait son rôle en expliquant aux stagiaires que la science juridique était une condition nécessaire, mais insuffisante, pour devenir un parfait avocat. Il fallait en outre rechercher « l’idéal esthétique, la beauté, la pureté du langage, la grâce du tour, la noblesse de l’expression, la vivacité du trait, l’éclat des images, le rapprochement ingénieux des aperçus ».

(1) Extrait de "Une Journée de trois avocats ordinaires", Jean-Jacques Ninon, éditions Ciais, 1989

LES CONFERENCES DU BARREAU DE NICE


A Nice, cette compétition est ouverte aux avocats âgés de moins de 35 ans et possédant moins de cinq années d’exercice de la profession. Elle a lieu tous les deux ans et deux Secrétaires de la Conférence sont distingués.

Depuis 2006, les missions suivantes leur sont confiées :
- la représentation du jeune barreau, aux côtés du Bâtonnier, à sa demande, lors de manifestations, notamment à l’occasion de rentrées solennelles ;
- l’attribution, si les Secrétaires le souhaitent, d’un certain nombre de permanences pénales et plus spécialement la commission d’office en matières criminelle et correctionnelle complexe ;
- la participation au jury la prochaine Conférence.

La dernière Conférence du Stage : 16 septembre 2005

La loi du 11 février 2004 ayant supprimé le stage à partir de l’année 2006, ce fut la dernière année où ce concours porta le nom de Conférence du Stage.

En conséquence, lors la Conférence du Stage du 16 septembre 2005, discoururent les deux derniers lauréats portant le titre de Secrétaire du Stage :
- Me Jean-François TOGNACCIOLI, Deuxième Secrétaire du Stage, sur « Pourquoi l'imbécile est-il heureux ? » ;
- Me Claire VERNEIL, Premier Secrétaire du Stage, sur «L'art de parler pour ne rien dire».

Claire VERNEIL
Premier Secrétaire du Stage

Jean-François TOGNACCIOLI
Deuxième Secrétaire du Stage


Conférence du Stage 2005


La 1ère Conférence du Jeune Barreau : 14 septembre 2007

Elle instaura une innovation : la présence d'un invité extérieur à la profession d'avocat, sujet vivant de la manifestation. En l'occurrence, l'éditorialiste Jean-François KHAN sur le thème suivant : « Démagogue, populiste ; partisan, indépendant ; libre, courageux. Pour ou contre Jean-François Kahn ».

Les deux lauréats, portant désormais le titre de Secrétaire du Jeune Barreau, dressèrent son portrait :
- Me Paul SOLLACARO, Deuxième Secrétaire du Jeune Barreau : à charge ;
- Me John BASTARDI-DAUMONT, Premier Secrétaire du Jeune Barreau : à décharge.

John BASTARDI-DAUMONT
Premier Secrétaire du Jeune Barreau
Paul SOLLACARO
Deuxième Secrétaire du Jeune Barreau


Conférence du Jeune Barreau 2007


Jean-François KAHN, lors de la Conférence du Jeune Barreau 2007