Lettre d'information no 4 du 21 avril 2008
Communiqué
Jacobinisme


Monsieur le Bâtonnier de l'Ordre des Avocats au Barreau de Lille, Bertrand Debosque, et la Commission ad hoc créée à cette fin, ont mis au point sur le problème de la pratique des honoraires, un pensum à l'usage des Avocats de leur Barreau qu'il m'autorise à diffuser aux Confrères du Barreau de Nice après avoir brillamment exposé sa pertinence, lors de la dernière conférence des Cent, à Bobigny, le 12 avril dernier.

Mon avis : c'est la Convention qui s'impose, c'est le flou, qui génère le litige.

Lisez ces documents avec attention ; il y va de votre confort, pour ne pas dire plus. Je vous suggère d'adhérer au principe ;

Bien sincèrement
Eric EDEL
Bâtonnier de l'Ordre



Les maux du Bâtonnier

Le Garde des Sceaux n’est pas le seul à être pris d’une frénésie de réformes non réfléchies ou concertées. Les représentants de notre profession aussi :

- Paul Iweins, au nom du Conseil National des Barreaux qu’il préside – ou à titre personnel, puisque sans consultation préalable des barreaux – préconise, comme le rapport Attali, la création d’« une grande profession du droit » consistant à se rapprocher des conseils en propriété intellectuelle (!). Quelles en seront les conséquences, autres que négatives pour nous ? Par exemple, sur les plans financier et déontologique. Ainsi, au lieu de lutter pour préserver le périmètre du droit, sans cesse rogné, la solution a été trouvée. L’abdication, la capitulation en rase campagne : l’ouverture des frontières, la destruction des fortifications. L’absorption des assiégeants. Ce qui est astucieux, car ils ne s’introduiront plus par effraction. Le problème, c’est que le CNB est censé défendre ses adhérents forcés.

- Pascal Eydoux, lui, lance l’idée de constituer un Ordre national. Et ce, à côté de la Conférence des Bâtonniers qu’il dirige. A côté aussi du CNB, des Conférences régionales ou autres, déjà oubliées. Que d’institutions dont on finit par se demander à quoi peuvent-elles bien servir. Elles et leur budget, auquel chacun de nous cotise, directement ou indirectement. Peut-être ces instances permettent-elles de créer des postes à pourvoir et de ne pas laisser sur le bas flanc, de bonnes volontés inemployées.
Tout de même, cet empilement d’organismes – chacun unique et certainement irremplaçable – semble contrarier la décentralisation dans laquelle notre pays est engagé. Il s’agit d’un avatar du jacobinisme avec 2,5 siècles de retard. Ou d’une illusion d’optique. C’est la décentralisation à la française avec cet échafaudage enchevêtré que le monde entier nous envie : communes, communautés urbaines, département, régions. Avec pléthore de bureaucrates, de chefs de mission, de délégués, de présidents de commissions, d’adjoints, de rapports d’études (et de voyages). Et évidemment de budgets nécessaires pour faire fonctionner d’ubuesques machines. Le problème, c’est que notre profession est présumée libérale et indépendante, et donc ne pas vouloir à tout prix – c’est le cas de le dire – ressembler à l’administration française.

Jean-Jacques Ninon

SOMMAIRE

- Ordre des Avocats au Barreau de Lille : La pratique des honoraires

- Circulaires du Bâtonnier : n° 10 & 11

- Les droits d'auteur, c'est sorcier par Jean-Jacques Ninon

- Actualités

- Le traité de vie judiciaire d'Alexis Mancilla : Marquer une expertise

- Les Palais Gourmets
par Jean-Pierre Castillon

- Roue libre : Nous partîmes 500 par Pasquale Caminiti


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Lettres d'informations
- Infos Ordre 1
- Info Ordre 2
- Infos Ordre 3

 

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