
Monsieur le Bâtonnier de l'Ordre des Avocats
au Barreau de Lille, Bertrand Debosque, et la Commission ad hoc
créée à cette fin, ont mis au point sur le problème de la pratique
des honoraires, un pensum à l'usage des Avocats de
leur Barreau qu'il m'autorise à diffuser aux Confrères du Barreau
de Nice après avoir brillamment exposé sa pertinence, lors de
la dernière conférence des Cent, à Bobigny, le 12 avril dernier.
Mon avis : c'est la Convention qui s'impose, c'est le flou, qui
génère le litige.
Lisez ces documents avec attention ; il y va de votre confort,
pour ne pas dire plus. Je vous suggère d'adhérer au principe ;
Bien
sincèrement
Eric EDEL
Bâtonnier de l'Ordre

Les maux du Bâtonnier
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Le
Garde des Sceaux n’est pas le seul à être pris
d’une frénésie de réformes non réfléchies
ou concertées. Les représentants de notre profession
aussi :
- Paul Iweins, au nom du Conseil National des
Barreaux qu’il préside – ou à titre
personnel, puisque sans consultation préalable des barreaux
– préconise, comme le rapport Attali, la création
d’« une grande profession du droit » consistant
à se rapprocher des conseils en propriété intellectuelle
(!). Quelles en seront les conséquences, autres que négatives
pour nous ? Par exemple, sur les plans financier et déontologique.
Ainsi, au lieu de lutter pour préserver le périmètre
du droit, sans cesse rogné, la solution a été
trouvée. L’abdication, la capitulation en rase campagne
: l’ouverture des frontières, la destruction des fortifications.
L’absorption des assiégeants. Ce qui est astucieux,
car ils ne s’introduiront plus par effraction. Le problème,
c’est que le CNB est censé défendre ses adhérents
forcés.
- Pascal Eydoux, lui, lance l’idée
de constituer un Ordre national. Et ce, à côté
de la Conférence des Bâtonniers qu’il dirige.
A côté aussi du CNB, des Conférences
régionales ou autres, déjà oubliées.
Que d’institutions dont on finit par se demander à
quoi peuvent-elles bien servir. Elles et leur budget, auquel chacun
de nous cotise, directement ou indirectement. Peut-être ces
instances permettent-elles de créer des postes à pourvoir
et de ne pas laisser sur le bas flanc, de bonnes volontés
inemployées.
Tout de même, cet empilement d’organismes – chacun
unique et certainement irremplaçable – semble contrarier
la décentralisation dans laquelle notre pays est engagé.
Il s’agit d’un avatar du jacobinisme avec 2,5 siècles
de retard. Ou d’une illusion d’optique. C’est
la décentralisation à la française avec cet
échafaudage enchevêtré que le monde entier nous
envie : communes, communautés urbaines, département,
régions. Avec pléthore de bureaucrates, de chefs de
mission, de délégués, de présidents
de commissions, d’adjoints, de rapports d’études
(et de voyages). Et évidemment de budgets nécessaires
pour faire fonctionner d’ubuesques machines. Le problème,
c’est que notre profession est présumée libérale
et indépendante, et donc ne pas vouloir à tout prix
– c’est le cas de le dire – ressembler à
l’administration française.
Jean-Jacques
Ninon
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