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Lettre
d'information no 14 du 15 octobre 2008
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Direction
de Publication : Monsieur le
Bâtonnier Eric Edel |
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Conseil
National des Barreaux
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Plumitif
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Peu d'informations transparaissent relativement aux travaux de cette commission dans la mesure où elle est obligée au secret. L'assemblée générale du Conseil National des Barreaux a voté OUI sur la question du principe de La Grande Profession du Droit ; Sur la question de l'ouverture des sociétés d'avocats aux capitaux extérieurs, il y a eu 25 voix favorables et 25 voix réservées. S'agissant des autres professions du droit menacées : -
les avoués ont manifesté une forte réticence naturellement à ce projet,
mais accentuent leurs travaux sur la question de l'indemnisation, Actuellement, le Conseil National des Barreaux souhaite que les Bâtonniers soient réinterrogés sur les différents axes sur lesquels le C N B travaille. Il
y a deux notions de Grande Profession : La question est posée depuis plusieurs mois. On attend un retour de la profession lors de la Convention de LILLE avant d'affirmer notre position. Jusqu'à présent, on donne une grande image d'unité sur la question. On ignore dans quelle direction les travaux avancent, donc on reste vigilant. Le problème vient de ce que face à la réaction vive des notaires qui estiment qu'ils sont passés de leur petit nuage à un gros orage, les avocats donnent maintenant l'impression de n'être pas si décidés que cela, d'où l'actuelle volonté du C N B de faire passer le message dans la communication et auprès des élus de ce qu'il se sent totalement concerné et qu'il est passionné par le sujet.
Le C N B est à l'origine de la demande (malheureusement à mon sens…). La motion avait été votée dans la perspective des conclusions du rapport GUINCHARD à intervenir, et des difficultés que la profession rencontrait alors. Visiblement, le texte passera avant la fin de l'année. Ce qui a été voté par le C N B pour l'instant, c'est un barème indicatif réservé au consentement mutuel, avec une durée de ce barème limitée dans le temps, et sans fixation d'un barème minimum, pour éviter le grief de l'entente illicite. Le gouvernement souhaite étendre cette réduction de la liberté totale des honoraires par un souci de transparence à toutes les matières ; Pour l'instant, la profession (du moins le Barreau de Paris qui a pris la main sur cette question), ne semble l'accepter que par rapport au consentement mutuel, sans biens et sans enfant. Le Président du C N B souligne le fait qu'il est entré dans cette démarche de barème indicatif, pour éviter la tarification, suggérée par le rapport GUINCHARD. Pour ma part, j'ai rappelé que contrairement à la Conférence des Bâtonniers, la F N U J A est parfaitement hostile à la remise en cause du principe de la liberté de l'honoraire de l'avocat. Qu'initier une brèche par le consentement mutuel, c'est remettre en cause la liberté de l'honoraire en toutes matières. Que le souci des bâtonniers c'est d'éviter le dumping, mais le souci des jeunes avocats, c'est de dispenser à nos clients un service de qualité qui passe par une facturation transparente naturellement, mais qui tient compte de l'investissement en matière de formation, ainsi que des heures passées afin de procurer un travail de qualité. Que tant la tarification que le barème indicatif généreraient une homogénéité de la qualité du travail par le bas. Que cela paraît contraire à l'évolution de l'histoire et à l'actuelle politique européenne de liberté de la concurrence. Qu'en Europe actuellement, tous les tarifs disparaissent et qu'il n'existera bientôt plus de tarif nul part. Qu'il paraît inconcevable qu'il y ait deux exercices au sein de notre profession : un avec des honoraires libres et l'autre doté d'honoraires tarifés. Que pour être cohérents, on ne peut pas à la fois se battre contre les notaires en matière de divorce par consentement mutuel et demander d'appliquer les mêmes pratiques… A mon sens, la transparence sur nos honoraires et les conventions d'honoraires obligatoires sont la meilleure parade , alors que la tarification du consentement mutuel uniquement est une incongruité. Si parmi nos confrères du Barreau de NICE, certains souhaitent formuler des observations à cet égard, vous pouvez le faire urgemment à l'occasion de la Convention de LILLE où le sujet sera abordé ou bien les adresser directement à notre Bâtonnier et au Président du C N B.
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La
procédure de redressement personnel (PRP), insérée en août 2003 dans
la loi Neiertz, inspirée des textes réglementant la faillite civile en
Alsace-Moselle depuis plus d'un siècle, permet de négocier, voire d'effacer
les dettes non professionnelles des personnes ne pouvant plus faire face
à une " situation irrémédiablement compromise ".. Voici
les chiffres actuels relevés par "Aujourd'hui en France "
du 6 octobre
Selon
l'Association française des usagers des télécommunications (AFUTT), qui
a reçu en 2006 environ 12 000 plaintes, les problèmes soulevés le plus
fréquemment, en 2007, sont les suivants, dans l'ordre d'importance : Qu'est-ce que ça veut dire ? L'Inspection de la Protection judiciaire de la jeunesse a enquêté auprès de 331 mineurs sur la perception qu'ils ont de la justice pénale, afin de permettre à la commission chargée par Rachida Dati de réformer l'ordonnance de 1945. Il en ressort une incroyable incompréhension de la justice par les jeunes délinquants. Exemples
:
Lego
vendra, à Noël, pour vos chers petits, " le nouveau poste de police Lego
City " avec " salles d'interrogatoires " et " une partie prison avec deux
cellules équipées de couchettes et WC ". Précision du fabricant : avec
ces " nouveaux jeux de construction du thème police, les enfants pourront
mettre en scène la vie des policiers ". Les chiffres de la Commission européenne pour l'efficacité de Justice (CEPEJ) La France aide moyennement L'Aide judiciaire (AJ) représente plus de la moitié du budget de la justice au Royaume-Uni (hors Irlande du Nord). Les Pays-Bas, la Norvège ou l'Irlande consacrent plus de 15 € par habitant à l'AJ. La France, avec 4,8 € par habitant, se situe à un niveau moyen, comparable à la Belgique (4,1 €) ou l'Allemagne (6,8 €). Le sud de l'Europe, pépinière d'avocats Avec
75 avocats pour 100 000 habitants, la France se situe, là aussi, dans
la moyenne européenne, à peu près au même niveau que l'Autriche (84) ou
la Turquie (78). Mais loin des pays du sud de l'Europe qui affichent,
eux, des taux de plus de 200 avocats pour 100 000 habitants. A noter cependant
que leur périmètre du droit est différent. La
France et Monaco, La
France est au deuxième rang européen, avec 13,7 notaires pour 100 000
habitants. Juste derrière Monaco. France et Italie, royaumes des longs divorces Le
retard de la France et de l'Italie s'accentue pour les procédures de divorce
en contentieux (hors divorces par consentement mutuel).
La
réforme de la carte judiciaire menée par le Garde des Sceaux, Rachida
Dati, s'inscrit dans un contexte européen. La " distance créée entre usagers et tribunaux peut être réduite par l'utilisation de moyens informatiques et par l'efficacité des procédures pour le traitement de certaines affaires ", par exemple, les formulaires en ligne et les vidéoconférences. Ces dernières sont notamment emplyées lors de conflits transfrontaliers ou pour éviter le transfert de prisonniers au tribunal et pour permettre le témoignage de personnes vulnérables. Parmi
les tendances destinées à constituer des alternatives aux poursuites et
règlements des litiges, se développe la médiation. 38 pays ont recours
à cette dernière, principalement pour les petites affaires pénales et
en matière de droit de la famille. C'est ainsi qu'" une justice simplifiée
sous l'égide des parquets se développe en Europe ". Abdication en rase campagne Dans
Le Monde du 9 octobre, figurait un " cahier de la compétitivité
" consacré à la profession d'avocat, en réalité une publicité en vue de
la consécration d'une " grande profession du droit ", de l'appel indispensable
des capitaux extérieurs, sous couvert d'une déontologie garantissant tout
écart intempestif. Jean-Jacques Ninon |