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COTISATIONS RESPONSABILITE CIVILE PROFESSIONNELLE ET ORDRE
Apurement des arriérés des cotisations
Il ressort de l’examen des tableaux des arriérés
des cotisations RCP et Ordre que :
- entre 2007 et 2008, une énorme augmentation des carences dans
les rentrées de cotisations s'est produite, alors qu'elles étaient
faibles auparavant (2002 à 2005) ;
- elle semble due, pour l'essentiel, aux difficultés que connaissent
les avocats de la branche judiciaire ;
- le trou s'est sérieusement creusé de 2005 à 2006,
époque à laquelle il était encore supportable, pour
exploser en 2007 ;
- de sorte qu'au 7 janvier 2008, son total cumulé atteignait 451
965,36 € ;
- toutefois, le 7 juillet 2008 – soit six mois plus tard –
il s'élevait à 221 305,06 € ; bien
que restant considérable, il était ainsi diminué
de moitié.
Cet apurement notable est dû aux lettres de rappel du Bâtonnier,
certes insistantes, voire déplaisantes pour certains, mais indispensables
à l'équilibre du budget de l'Ordre et donc bénéfiques
à la collectivité de ses membres.
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COTISATIONS
CNB
La
bourse et la mort
par Jacques Randon
ancien Bâtonnier de l'Ordre
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Après la réunion à Nîmes, le 23 mai, des Conseils de l'Ordre des Barreaux
du Sud-est, du Sud-ouest et de la Vallée du Rhône, en lisant l'excellent
éditorial de notre Bâtonnier Eric EDEL dans le Bulletin de l'Ordre n°2,
il m'est venu à l'esprit que les brigands de grand chemin, qui naguère
proposaient aux voyageurs de choisir entre donner "la bourse ou la vie",
étaient en vérité beaucoup plus humains que notre CNB.
Depuis
que cette institution a été créée dans le début des années 90 par le Barreau
de Paris et les Syndicats, l'ordre a toujours inclus dans notre cotisation
celle du CNB..
Faut-il
que l'Avocat-poire (caricature de J.J. NINON B.O. n°2) verse sa cotisation
à cette institution qui souhaite et prépare la fin des Ordres (édito.
du Bâtonnier EDEL B.O. n°2) ?
Sachez
tout simplement que notre Barreau au cours de ces trois dernières années
aura versé au CNB par année: au titre des cotisations 160.000 € et à titre
de participation à la campagne publicitaire nationale 40.000 €, soit sur
3 ans, 600.000 €.
Cette
année au titre des cotisations, le CNB réclame globalement à notre Barreau
180.000 €.
C'est
beaucoup pour un organisme qui veut notre mort !
A
la rentrée et si notre Bâtonnier ne s'y oppose pas, je pense qu'une Assemblée
Générale de notre Barreau serait opportune.
En
attendant, et malgré tout, je vous souhaite à tous, dans les premières
chaleurs de l'été, de BONNES VACANCES.
SAISINE DU CONTRÔLEUR GENERAL DES PRISONS
Le
Contrôleur général des prisons peut être saisi par voie de
requête à son siège provisoire, se trouvant - au moins jusqu'en
septembre 2008 - à l'adresse suivante :
35
rue Saint Dominique 75007 Paris
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Pour accéder à l'Espace avocat,
composez :
- l'identifiant : avocat
- le mot de passe : barreau2nice
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Conversations évasives
Rachida
Dati étudie un projet d'installation de centres d'appel téléphonique ("
call centers ") dans les prisons. Bouygues et Orange ont
déjà proposé leurs services. Cela facilitera les rencontres virtuelles
et les évasions réelles.
Athéisme
Avant
les vacances, le député PS du Nord, Jean-Luc Pérat, peut-être épuisé,
exposa au Garde des Sceaux, lors d'un débat parlementaire, le " sentiment
d'abandon " de la population de Fourmies provoqué par la suppression de
son Conseil de Prud'hommes, en se référant à Michel Audiard : " La
justice, c'est comme la Sainte Vierge, si on ne la voit pas de temps en
temps le doute d'installe. "
Ce qui explique le développement exponentiel du nombre d'agnostiques.
C'est
dans l'air
Il est
à remarquer que depuis quelque temps nos avoués écrivent directement à
nos clients. Pour adresser les conclusions échangées. Pour communiquer
la date d'audience (!). Pour envoyer l'arrêt rendu (à condition qu'il
soit favorable). C'est anticiper astucieusement la fusion, certes aux
dépens de l'avocat dominus litis. Ainsi avisé, le client sait maintenant
que l'avoué existe... en dehors de la provision versée. Et qu'il existera
encore plus lorsque l'avoué deviendra avocat. Par exemple, pour une affaire
à Aix - quelle que soit la juridiction - pourquoi, à l'avenir, recourir
à un avocat niçois ou grassois ? Il y aura tout ce qu'il faut sur place.
Divorce
de C…
La commission
présidée par le recteur et professeur de droit Serge Guinchard a présenté
son rapport, le 30 juin, au Garde des Sceaux Rachida Dati.
Ses 65 propositions visant à simplifier les procédures civiles et pénales
- qui en ont bien besoin - sont en réalité destinées à effectuer des économies
de personnel, de matériel et de fonctionnement. L'idée est simple, simplissime,
simplificatrice. Il suffit de barrer le recours à la justice pour désengorger
les tribunaux. Comme d'autres réduisent le nombre de voies de circulation
pour diminuer le flux automobile (exemple : la Promenade des Anglais).
Ou empêchent les chauffards de brûler les feux rouges ou les stops, en
supprimant ces derniers.
Une bonne nouvelle quand même : le refus du divorce déjudiciarisé et notarié.
Le divorce de C… En effet, à ce jour, seuls Cuba et la Colombie l'ont
adopté. Mais il y un plan B : les candidats au divorce par consentement
mutuel ne passeront plus devant le juge, s'ils en font la demande et s'ils
n'ont pas d'enfants à charge.
L'été
sera chaud
Du rapport
Guinchard, il a été principalement retenu le rejet du divorce notarié.
Après avoir ressenti le vent du boulet, il ne faudrait pas s'abandonner
à un " lâche soulagement " - expression employée après les accords de
Munich (29-30 septembre 1938) - et occulter ce qui risque de bouleverser
notre système judiciaire (du moins ce qu'il en restera).
Ce divorce notarié n'était-il pas l'arbre qui cache la forêt, un leurre
permettant de faire passer des réformes bien plus importantes. Et graves.
N'oublions pas que les révolutions se fomentent quand il fait chaud et
que le bon peuple est en vacances ou annihilé.
Voici en effet un extrait d'un article paru dans La Tribune du 3 juillet
2008, sous la plume de Frédéric Hastings.
Une
loi pour simplifier le contentieux
La
commission Guinchard propose ainsi de créer trois grands pôles dans les
tribunaux de grande instance (TGI) : familial, pénal et les affaires civiles
complexes.
Dans le bloc des affaires civiles complexes serait intégré le contentieux
sur les baux professionnels, aujourd'hui relevant des tribunaux d'instance
(TI).
Il rejoindrait les litiges relatifs aux baux commerciaux. Le contentieux
douanier deviendrait aussi tranché par les juges du TGI et non plus par
ceux du TI.
Les saisies immobilières et quasi immobilières (navires, aéronefs et bateaux
de 20 tonnes ou plus) seraient du ressort des TGI.
Plusieurs propositions préconisent de regrouper certains contentieux au
sein des juridictions spécialisées. Pour les litiges sur les brevets d'intervention
et des obtentions végétales, le TGI de Paris serait la seule juridiction
compétente sur le territoire national et, en appel, la cour d'appel de
Paris.
Toujours dans un souci de spécialisation, la commission Guinchard recommande
de regrouper auprès d'un seul TGI par cour d'appel certains contentieux
: marques nationales, propriété littéraire, dessins et modèles, indications
géographiques et contentieux connexes, notamment de droit de la concurrence.
Une juridiction spécialisée par cour d'appel aurait aussi à connaître
des grandes catastrophes en matière de transport ou liées à un risque
technologique. La commission Guinchard n'oublie pas non plus le volet
pénal. Elle suggère de développer le recours à la transaction. Par exemple,
en matière d'urbanisme, l'administration pourrait transiger, sous contrôle
du parquet, lorsque des infractions sont constatées. Par ailleurs, la
comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, plus connue sous
le terme de plaider coupable, serait élargie à tous les délits, quelle
que soit la peine encourue.
Certains délits (presse, politiques, homicides involontaires…) ne seraient
toutefois pas concernés. Le garde des Sceaux a annoncé que ses services
élaboreront un projet de loi cet été. Et le texte sera soumis à concertation
à la rentrée. " Sur certains sujets, j'irai plus loin ", a prévenu la
ministre.
Jean-Jacques
Ninon
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