Gastronomie
«
Le Local »
4,rue Rusca
Tél : 04 93 14 08 29
Ou le « Prisu » du Port [NDLA]
Il est situé dans une des rues qui, place Ile de Beauté,
longe l’église Notre-Dame du Port sur sa gauche, face
à la mer (ou, si vous préférez lui tourner
le dos, sur la droite : élémentaire, mon cher Watson).
Encore un établissement transalpin, penserez-vous en croyant
que j’en suis particulièrement friand. Certes, on y
sert une des seules cuisines, avec les chinoises, et non la chinoise,
car il y en a plusieurs), à pouvoir entrer en concurrence
– dans d’autre registres – avec la française.
Mais ce n’est pas la raison pour laquelle je m’épanche
souvent sur l’italienne. C’est parce qu’il semble
que les auberges – c’est d’ailleurs le mot –
qui s’ouvrent à Nice, offrant quelque originalité
ou ambiance, sont tenues par nos voisins.
Celle-ci est trompeuse, à double titre. D’abord, parce
qu’elle est en réalité une épicerie,
propre, bien rangée. Ensuite, parce qu’elle apparaît
minuscule, vue de l’extérieur, même quand on
y pénètre. Et puis, progressivement, on s’aperçoit
qu’elle ne ressemble pas à une simple boutique d’alimentation
où pendouillent salamis, saucissons et jambons. Des salles
sont blotties au fond et sur le côté, permettant des
retrouvailles privées entre amis. Sur un parquet, des tables
en bois, longues ou plus intimes, sont alignées dans une
lumière tamisée, mais pas trop, pour ne pas chercher
sa compagne (ou compagnon) et son assiette à tâtons.
Assiettées de quoi ? D’entrées classiques, pour
ce genre de « cuisine ». Mais est-ce, en l’occurrence
de la cuisine ? Antipasti : tout charcuterie, tout produits
de la mer, tout végétarien. Ou mixtes. A retenir :
la dégustation de diverses mozzarellas.
Plats de résistance : une déclinaison d’une
dizaine de pasta.
Les portions étant copieuses, partagez les avec votre copine
(ou copain) ; ce qui vous permettra de goûter plus de mets.
Les trattorias (voir « La Voglia ») sont-elles devenues
des lieux de résistance à la cuisine fusion, où
les tapas les plus absurdes sont offerts à la becquée
des anorexiques ? Ou bien compensent-elles leur manque d’apprêt
par la quantité ?
Cette épicerie pourrait avoir également comme enseigne
« Monoprix » ou « Prisunic » : les entrées,
comme les plats sont à tarif unique (15 €). Des vins,
seulement italiens, sont proposés à tarif apparemment
raisonnable (entre 16 et 26 €). Mais il faut avoir l’estomac
caparaçonné, sinon, on les sent descendre. Ce qui,
finalement, les rend assez cher compte tenu du faible plaisir retiré
et du peu consommé.
Quant à l’accueil, il est italien aussi. Vous avez
dû remarquer que celui-ci, souvent impatient lors de la commande,
est soit bon enfant, voire obséquieux ; soit crispé,
voire effronté. Je rangerais notre serveur dans la 2e catégorie.
J-J
N
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