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On
a toujours besoin d’un avocat près de soi
Trois avocats du Barreau de Paris, ayant participé à
l’émission deTF1, "Sans aucun doute", font
l’objet de poursuites disciplinaires de la part de leur
Ordre.
Il leur est reproché une "prise de contact et pressions
à l’égard d’un tiers à l’occasion
d’une émission de télévision hors la
présence de son conseil et sans lui avoir indiqué
qu’il pouvait être assistée d’un avocat.
Manquement aux principes essentiels définis à l’article
1.3 du Règlement Intérieur du Barreau de Paris,
d’humanité, honneur, délicatesse et modération
ainsi qu’aux articles 5, 8.1, 8.2 et 8.3 relatifs aux rapports
avec la partie adverse "
Les règles qui auraient été enfreintes seraient
notamment les suivantes :
" (...) L’avocat ne peut prendre contact ou recevoir
la partie adverse qu’avec l’assentiment de son client.
A cette occasion, il rappelle à la partie adverse la faculté
de consulter un avocat et l’invite à lui en faire
connaître le nom. Il s’interdit à son égard
toute présentation déloyale de la situation et toute
menace. Il peut néanmoins mentionner l’éventualité
d’une procédure. (...)
"La prise de contact avec la partie adverse ne peut avoir
lieu qu’en adressant à cette partie une lettre, qui
peut être transmise par voie électronique, en s’assurant
préalablement de l’adresse électronique de
son destinataire, rappelant la faculté pour le destinataire
de consulter un avocat et l’invitant à lui faire
connaître le nom de son conseil”. Ces règles
s’appliquent également à l’occasion
de toute relation téléphonique, dont l’avocat
ne peut prendre l’initiative."
Avoués voués à disparaître
444 avoués, inquiets pour leur sort, sont entrés
en résistance à la suite du rapport Attali préconisant
leur suppression. La "décision 213" estime en
effet que, "dans l'ensemble, leur valeur ajoutée par
rapport aux avocats est de plus en plus difficile à justifier
pour les justiciables".
Les déclarations de certains avoués ne manquent
pas de piquant :
- Natahalie Rose, Avoué près la Cour d’appel
de Lyon :
"Si on supprime les avoués, cela appauvrira la justice
et notre savoir-faire sera perdu." "Nous, on ne fait
pas de bruit et on ouvre l'oeil, dans des dossiers parfois très
volumineux pour éviter les irrégularités
et trouver la faille qui fera gagner nos clients"
- Me Barriquand, son confrère : "Nous avons en quelque
sorte le monopole de l'écrit, tandis que les avocats ont
le monopole de la plaidoirie".
"Notre valeur ajoutée, c'est notre spécialisation
dans les procédures d'appel. La présentation d'un
dossier devant la cour, le respect de ses règles, c'est
ce que l'on sait faire de mieux".
- Me Gransard : "On perdrait cette technicité et mettrait
en péril le fonctionnement des cours d'appel", si
les avocats reprenaient leur activité.
J-J N