Espace Avocats


GASTRONOMIE

 

Où aller sur Nice et ses environs pour trouver des établissements qui pratiquent un bon rapport qualité prix ?
Par J-J Ninon


Je commencerai d’abord deux restaurants que certains d’entre vous estimeront être des tartes à la crème, tellement ils sont connus. Mais comment ne pas entamer cette rubrique par eux. Car à tout seigneur, tout honneur. Ils présentent en effet les avantages non seulement d’être proches du Palais – et, pour beaucoup d’entre nous, de nos cabinets –, mais encore d’être d’excellents rapports qualité-prix.

L’Univers de Chrisitian Plumail *
54, boulevard Jean-Jaurès - 06300 - Nice
Tél : 04 93 62 32 22. Site : www.christian-plumail.com
Fermé samedi midi, dimanche & lundi midi


Ici, pas de décoration minimaliste ou de luxe tapageur. Ce qui importe est le contenu – d’ailleurs joliment présenté – de l’assiette. L’étoile décernée par le Guide Michelin récompense un chef imaginatif, sachant se renouveler chaque semaine, sans verser dans les assortiments les plus incongrus, si tendance. Car Christian Plumail sait s’arrêter à temps et ne pas rechercher l’originalité pour étonner le chaland. Surtout, il offre le meilleur rapport qualité-prix de la Côte d’Azur, où les tarifs des restaurants, étoilés ou non, atteignent des sommets.
Si, à la carte, le repas avoisine une soixantaine d’euro, deux excellents menus sont notamment proposés (il suffit de se promener sur le site de l’établissement pour attiser sa gourmandise) :
- l’un, superbe, à 44 €, changeant suivant la saison ;
- l’autre, chaque semaine, suivant le marché et qui est une véritable affaire (entrée et plat ou plat et dessert). Exemples. En entrée : brandade de morue aux olives ; ou salade de concombre et de saumon fumé à la crème au raifort ; ou soupe de pois cassés au lard. Plat : Sardines farcies à la Niçoise, jus de tomates au pistou ; ou Rouget grondin poêlé au fenouil, gâteau d’aubergines aux anchois ; ou Aile de pintade aux champignons, pomme Darphin. Dessert : Crème brûlée à la lavande ; ou Tarte fine aux pommes, glace à la vanille ; ou Gâteau fondant au chocolat amer. Et ce, pour 22 € ! Moins cher qu’une collation dans une pizzeria avec, en prime, un service étoilé et avenant. Idéal avant la plaidoirie de l’après-midi.
Une large carte de vins mentionne des bouteilles de bon aloi à prix également fort abordables. Ou la possibilité de ne prendre qu’un verre (ou deux).

La Voglia
2, rue Saint François de Paule - 06300 - Nice
Tél : 04 93 80 99 16 - Télécopie : 04 93 82 09 06
Site : www.lavoglia.com

Une brasserie-pizzeria italienne, mais avec le décorum. Elégant et nickel. Une terrasse agréable, y compris l’hiver, grâce aux infrarouges. Un service sympathique et efficace qui rend inutile toute incursion sur le Cours Saleya, dont les établissements qui se succèdent à longueur de terrasses sont laissés aux vacanciers, tant l’accueil et la cuisine dénotent dans une ville de tourisme.
La carte fait, bien sûr, la part belle aux pizzas (12 €) – dont une végétarienne (Giardino) –, mais aussi à des plats si copieux qu’un seul suffit la plupart du temps pour satisfaire une immense fringale : remarquables antipasti misti (14,50 €), salade d’artichauts aux copeaux de parmesan (13 €), pâtes aussi variées que leurs assaisonnements (11, 50 à 17 €), poissons (Fritto misto di pesce : petite friture mélangée, 22 € ; blanc de loup aux asperges en papillote, 23 €) et viandes tout aussi diverses (côte de veau panée « oreille d’éléphant », en raison de sa largeur et de sa faible épaisseur) à prix unique (21 €).
Les desserts sont tout aussi monumentaux : moelleux au chocolat fondant (7,50 €), pot des fromage blanc aux figues confites (7,50 €) et même …des pizzas sucrées (9 €) !
Difficile de ne pas trouver son bonheur et de rester sur sa faim.
La carte des vins propose un ample choix, à juste prix : Sainte Roseline cuvée prestige (21 €), Château Minuty cuvée de l’Oratoire classée (21,50 €), domaine Jas de l’Esclans, 50 cl (17 €), vins italiens (17,50 €)
Mais, rançon de la gloire pour cette bonne adresse toujours bondée : un peu de brouhaha et impossibilité de réserver une table. Il faut donc faire la queue, parfois sur le trottoir, en attendant que des places se libèrent. A moins qu’il soit pistonné. Et, là aussi, beaucoup (je n'ai pas mentionné "trop") d'avocats.